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Le Savoir

Dernière mise à jour : 9 sept.



 

Dans un des premiers cours que j'ai fait en Sciences Infirmière à l'Université de Montréal, nous avons abordé la notion des savoirs. Le savoir se subdivise en trois différentes catégories bien qu'il forme un tout indissociable.


Le premier est : Le savoir. C'est la connaissance que nous acquerrons part l'éducation, l'instruction, l'expérience, les essaies et erreurs, l'analyse et la curiosité. Celle-ci peut ensuite être catégorisée de manière factuelle, hypothétique, sociale, culturelle, expérientielle et instinctuelle. Ce que nous vivons tout au long de notre vie ce greffe à notre savoir antérieur ou le remplace selon l'évolution de nos croyances, de nos perceptions et bien d'autres facteurs.


Le deuxième est : Le savoir-faire. C'est notre capacité à mettre en application, à utiliser nos savoirs. Il est le fondement du système d'éducation de pratiquement tous les programmes. Il rend un individu capable de travailler dans un domaine en lui enseignant comment faire, comment accomplir les tâches qui lui incombent et comment développer une compétence. Il est utilitaire, ce qui signifie qu'il ne donne pas le savoir nécessaire au développement d'une réelle pensée critique et analytique. L'objectif est que l'individu contribue à faire fonctionner le système social en place car le but est d'assurer la pérennité de cette société. Comprenez bien ici que les structures sociétaires sont nécessaires pour soutenir les populations, la cohérence et la stabilité. Mon cynisme est une critique envers ce qui se trouve réellement derrière et non pas contre les intentions des individus œuvrant dans ces sociétés et ce, peu importe leur niveaux d'implication dans cette société.


Le troisième et le plus important à mon sens est : le savoir-être. C'est le comment être. C'est l'intégration et l'articulation des autres savoir, mais en même temps, il s'en détache car on peut savoir-être sans grand savoir savant et sans savoir-faire. Plusieurs personnes charismatiques ont marqué l'histoire en n'ayant que peu de savoir-faire ou de savoir, mais puisqu'ils savaient être, ils ont su réaliser l'impossible et inspirer des foules. C'est la partie philosophique du savoir car il se situe dans le soi profond, il se trouve dans la perception que nous avons de notre compétence, dans le niveau de confiance que nous avons en soi et dans la capacité d'articuler notre conception de la vie pour la transformer en énergie ressentie par autrui. C'est notre intégrité et notre authenticité nourries par nos standards et nos valeurs fondamentales et ressenties par les autres.


« L’être n’est pas quelque chose qui existe, mais l’existence elle-même, par quoi tout ce qui existe – tout comme la lumière, par exemple, n’est pas un objet éclairé, mais ce qui éclaire toutes choses et nous les rend visibles. Être un étant, c’est participer d’une manière à chaque fois singulière à cette activité » 1

On s'identifie beaucoup par notre savoir-faire puisque depuis l'enfance, c'est ce qui est mis de l'avant. Mais nous sommes infiniment plus complexes que des gestes utiles et des connaissances. Si on enlève le savoir et le savoir-faire, que reste-t-il ? La méditation pleine conscience est d'ailleurs une méthode qui nous apprends à nous connecter avec notre soi qui a souvent été mis de côté au détriment du savoir et du savoir-faire.


L'Éthique se situe justement dans cette zone. C'est la recherche des valeurs fondamentales d'un individu; c'est aussi de chercher à comprendre la complexité de notre rôle en tant qu'individu, mais au-delà du savoir et du savoir-faire.


J'ai envi de vous accompagner dans cette recherche du sens et du savoir-être. Vous verrez c'est plus simple que ça en a l'air!





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